Dix ans d’attente dans un boîtier CD : Mon retour vers Supertramp

Aujourd’hui, j’ai fait un petit tour dans mon magasin préféré. J’en suis ressorti avec deux trouvailles sous le bras, mais c’est la première que j’encode à l’instant qui occupe mes pensées : « Supertramp – Some Things Never Change ».

Le CD est dans un état impeccable, presque comme s’il m’avait attendu sagement dans son bac depuis sa sortie en 1997. À l’époque, cet album était un petit événement : il marquait le grand retour du groupe après dix ans de silence radio.

L’ADN Supertramp : Le son avant tout

Même si la formation a évolué au fil des décennies, on retrouve immédiatement ce qui fait l’ADN de Supertramp : ce mélange savant de pop sophistiquée, de blues et de jazz. Sous l’impulsion de Rick Davies, le groupe a conservé cette signature sonore unique, portée par le célèbre piano électrique Wurlitzer et les envolées de saxophone de John Helliwell.

L’anecdote : Le pari du « vrai »

Le titre de l’album est d’ailleurs un clin d’œil ironique de Davies. En pleine explosion de la musique électronique et du grunge dans les années 90, Supertramp a pris le contre-pied total :

Pour cet enregistrement, Rick Davies a refusé de céder aux modes numériques. Il a réuni le groupe dans son studio de Los Angeles pour enregistrer « à l’ancienne », privilégiant le feeling live et la chaleur des instruments organiques.

Le résultat ? Un titre comme « You Win, I Lose » qui, malgré les modes qui passent, n’a pas pris une ride. En l’encodant aujourd’hui, je me dis que le titre ne mentait pas : certaines choses ne changent effectivement jamais, surtout quand il s’agit de classe et de savoir-faire musical.

Et vous, quel est l’album qui, pour vous, incarne ce son intemporel qui ne vieillit jamais ?

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